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Markha, 17 ans, à la tête d’une entreprise éphémère

Article d'infoPublié le 13 août 2020

Avec 8 autres jeunes âgés de 16 à 19 ans, la bachelière a intégré la Coopérative jeunesse de services (CJS) de Nantes Nord. Deux mois d’immersion dans le monde de l’entreprise et des missions variées : aide alimentaire, désherbage, nettoyage des véhicules… 

Markha (au centre) et ses 8 camarades de la Coopérative Jeunesse de Services du quartier Nantes Nord. Crédit : Patrick Garçon.
Markha (au centre) et ses 8 camarades de la Coopérative Jeunesse de Services du quartier Nantes Nord. Crédit : Patrick Garçon.

Le bac tout juste en poche et déjà entrepreneure ! Pour sa première expérience professionnelle, Markha a endossé le rôle de présidente de l’entreprise éphémère créée avec ses camarades de la Coopérative jeunesse de services. Une mission de porte-parole qui pousse la jeune fille réservée à « sortir de sa zone de confort ».   
Nées au Québec, les CJS sont expérimentées depuis 2013 dans l’hexagone. À Nantes Nord, le dispositif soutenu par la Ville de Nantes et l'Ouvre-Boîtes 44 en est à sa deuxième édition. Le principe ? Encadrés par deux animateurs, les jeunes s’initient au fonctionnement d’une entreprise. Ils créent une activité économique en s’appuyant sur les besoins du territoire pour proposer différents services aux habitants. 

Appréhender les différentes facettes de l’entreprise 

Depuis la fin du mois de juin, Markha a réalisé différentes missions : distribution alimentaire, travaux de désherbage en lien avec Nantes Métropole Habitat, nettoyage de véhicules… « J’ai été touchée par l’aide alimentaire. On prend conscience de la précarité vécue par certaines personnes », souligne la jeune femme. 
Titulaire d’un bac professionnel Métiers de la mode, Markha s’oriente vers un BTS en alternance dans la même branche et ambitionne de monter un jour son entreprise. Cette expérience lui permet d’appréhender les différentes facettes de l’entrepreneuriat. « J’avais des notions sur l’aspect financier mais je découvre le marketing et les ressources humaines. On apprend aussi à travailler en équipe, il y a une bonne cohésion de groupe. » Fin août, l’entreprise de la CJS fermera ses portes. Les jeunes se répartiront le fruit de leur travail à parts égales, 400 à 500 euros par personne en moyenne. « Un salaire bien mérité ! » 
 

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